Récit d'instants en Brenne

Derrière une photo une histoire

              Derrière une photo

                           une histoire

 

Allée des Augustines

 

              Ces derniers temps du premier mois de l’année, le ciel est couvert, la nature sommeille, silencieuse, enveloppée, monotone, teintée couleur souris. Instant mystérieux de la vie, dans cette atmosphère de brouillard épais depuis plusieurs jours. La solitude de ces longues journées, le repos cyclique de la nature, bercent l’espérance de la vie recommencée.

               La brume, de la fin de matinée de Janvier, s’est envolée avec les derniers soupirs de la bise. Le tournesol de notre univers entrouvre ses volets. La grande allée de chênes dénudés, cimes enchevêtrées en forme de voûte de cathédrale, laissent aux rayons d’Hélios revenus, l’art de colorier avec éclat ce moment encore hivernal. La nudité du silence de ce début d’après midi, contraste avec le soleil qui embrase et, réchauffe la nature forestière. Les sculptures alignées, sorties des profondeurs de la chênaie, des cordes de bois de chênes pédonculés, exaltent des odeurs de bois frais, de foin, de clou de girofle. Des empreintes de quatre doigts ongulés marquent le sol, alentour des stères de fagots, l’effluve d’un cervidé proche, certainement à la reposée, marque sa présence non loin.

             Haut dans l’azur du massif forestier, une buse variable, plane en vol circulaire, cherchant une ascendance et s’éloigne en petits cris aigus, piaulements destinés à se faire remarquer d’une partenaire. Un peu éloigné, le sculpteur des arbres morts, l’oiseau de pluie*, le pic vert peupleute. De son vol chaloupé, il rejoint le vieux bouleau mort et, commence à percer la demeure de sa future progéniture.                 

                Avec un peu d’avance, les couples marquent leur territoire de reproduction. Contentement d’instants, que nous offre ce réchauffement saisonnier

 

                                                                 J.C Terny

 

                                                                                                             

 

* « lorsque le pic vert peupleute (chante) un dicton dit qu’il apporte la pluie.

               

Humeur

Humeur et atmosphère

                  Au plus fort de l'orage, il y a toujours un oiseau pour nous rassurer. C'est l'oiseau inconnu, il chante avant de s'envoler.

                                                           René Char

Quand l’écrit poursuit le chemin !!!!!

                           

               L’oiseau

 

               Je m’éveille. Des canards colverts cancanent. La nuitée passée à l’observatoire des roseaux fut courte. La lune, pleine de Juin, a dessiné de longues ombres fantômes et, de la tombée de la nuit au réveil de l’aube, la brise a agité l’onde. Le bruissement des phragmites aquatiques propageait leur musicalité sur l’étang. Des foulques macroule, à petite distance du carex, berceau de leur nidification, dans une posture de menace, frappaient l’eau de leurs ailes. La querelle esquivée, les palmipèdes la tête plongée sous leurs ailes, bercés par les clapotis de l’étang, s’éloignent.

         Caché au milieu du feuillage du grand hêtre, aïeul de l’épaisse haie, le corbeau de nuit * a hululé. La chouette hulotte ou chat huant, le mâle vraisemblablement, lui a répondu par un hou ou sonore. Il a chanté plutôt gringotté, trillé tout au long du clair de lune, un des seuls oiseaux a chanter la nuit, le rossignol Philomèle de ses sérénades mélodieuses, à inspiré la littérature. * Invisible, dans les joncs, une faune s’est affairée jusqu’à l’aube naissante.

        Déjà le ciel se pourpre. Comme un éclair, un martin-pêcheur laisse entrevoir son plumage, floraison aux teintes pastel. De son œil mystérieux, un héron s’avance lentement à travers les phragmites, d’un son rauque et croassant il disparaît dans la brume de l’aube. Une plume s’envole, je l’aperçois s’éloigner. Des nuages irisés un rayon de soleil venait de naître.

         En préambule de mes illustrations ces quelques lignes. La gracieuseté de ces moments trouve leur chemin dans l’écrit et le dessin.

 

                                                                           J.Claude Terny

 

                                                                                     

*   conte Andersen le rossignol   

Chouette hulotte : appelée ainsi par les Grec


Quand la nature renaîtra

                  Quand la nature renaîtra

 

             Je change d’atmosphère dans mon jardin de Brenne. L’automne s’achevait, l’hiver balbutiait. Les sanglots longs des violons de l’automne de Verlaine, débusquent les longs mois du général hiver.

            J’adore l’air un peu froid, le ciel pur, transparent de ces matins ou le gel argente la nature. Nous sommes à la saint Jean* de décembre, les premiers frimas cristallisent dans les buissons des layons de Chérine, les feuilles brunes des ronciers. Les guirlandes de cynorrhodons des églantiers, donne un air de Noêl aux haies, Roi mages des merles et des  grives.  

          Les mains du ciel noircissent la pleine lune, qui précède  Noel  et, donnent à la nuit les couleurs des ténèbres. Tout là-haut, dans les nuages volent les grues cendrées et, pardessus les étangs passent des oies bernaches. Le vent glacial a hurlé du crépuscule à l’aube. D’une ferme éloignée, les aboiements d’un chien attaché se plaint des frimas de la nuit. Les nuages, qu’une étoile parvenait à percer se bous -culaient d’Est en Ouest. Au point du jour la bise s’essoufflait.

          Un mélancolique silence accompagne l’aurore givrée, de gris revêtue. Des vols de vanneaux huppés tournoient au dessus des étangs, sous une couche élevée de nuages encre. De tristes corneilles engourdies à l’allure de deuil, perchés sur le squelette du chêne couché par la tempête, observent maître Goupil qui mulote dans la prairie gelée.                                                                                     Le ciel se plume, la neige volette.Une  mouette  rieuse,   habillée de blanc plane, glisse, se mêle aux flocons qui papillotent. Les haies endormies de l’hiver se drapent d’un voile immaculé. Loin, très loin  l’angélus du matin rompt le silence religieux de   ce monde, maintenant endormie sous son épais manteau cotonneux. La neige chute en gros flocons, efface les reliefs de la nature et, grave dans l’espace le squelette hivernal des vieux chênes. Les bruits de la vie se sont tus, le génie de l’univers hiberne.   

 

         *    Sont fêtés les Jean composés : le 24 juin ; sont fêtés les Jean : le 27 décembre. [                                                                                              JC Terny                                                                                                       

La nature mon diocèse


    Pensées nature

   Par le sentier de la nuit, l’aube est nature.(  Clair de lune Turner     )

Nature minérale, végétale, animale : humaine. ( Bords d'une rivière Cézanne )

C’est dans le regard que l’on porte sur elle,

que l’on perçoit son âme. ( Le semeur au soleil couchant  Van Gogh  )

La nature escapade ( Déjeuner sur l'herbe Manet  )

La nature observation ( Meules, fin de l'été Monet  )

Architecture nature ( Les rochers avec chêne Van Gogh  )

La nature artiste ( Un chemin au mileu des arbres Corot   )

La nature des saisons  ( Vivaldi - Les 4 saisons ) Antonio Vivaldi - Les Quatre Saisons

La nature violette du printemps (   La cueillette des fleurs   Renoir )

La nature irisée du crépuscule (   C oucher de soleil   Turner )

La nature opale de l’aube ( Impression soleil levant   Monet )

La nature en pierre précieuse 

( Branches fleuries d'amandier   Van Gogh  )

La nature de l’onde miroir de l’univers ( Clair de lune   Turner )

La nature coquelicots  (   Les coquelicots   Monet )

La nature des hommes ( Champ de blé aux corbeaux Van Gogh )

Les layons ensoleillés, subliment la poésie de la nature (   Sous-bois provençal   Cézanne )

La nature mon instant (  Beethoven : Symphonie Pastorale)

La nature ermitage (  L'astronome  Vermeer      )

La nature rencontre avec soi 

 ( Route avec cyprès et ciel étoile  Van Gogh     )

La nature mon diocèse, pour paraphraser Th.Monod " le désert mon diocèse"

( Théodore Mono  Le chercheur d'absolu  )

La nature en pleurs. (  Portrait de Claude Monet Renoir  )

La nature est nature. (  Cheval cabréDe Vinci  )

                                       J.Claude Terny

                                                           http://www.grandspeintres.com                                                                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

                    

 

 

 

 

Brenne au coeur

    


                                                                                   Brenne

Brenne au c œ ur

Hier, aujourd’hui, demain

Quel bonheur

Et !!!! Apr è s demain


Que demain

Mon â me

Guide mon chagrin

Et de mon calame


Naissent les couleurs              

R ê ve d’un soir

Dans la chaleu r

De te revoir

              J.C   Terny



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         La France Sauvage

        

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Point du jour

                           Lueurs de l’aube

                     Lorsque les persiennes de l’aube s’entrouvrent, la nature balbutie les couleurs du jour, abandonnés par l’Orient. De ces instants, qui restent un éblouissement, l’envie irrépressible d’arrêter le temps de ce jour qui naît, se conjugue avec  le sacre du moment présent.

  Capturer l’éphémère. Je ferme les yeux. La nature intérieurement. Les ombres chinoises de l’aube en Brenne, s’estompent. Les couleurs sépia, de cette fin de nuit, prés de l’étang de la Mer rouge, ouvre le long livre d’une journée nouvelle. L’onde apaisée, se bat avec  les reflets violines de l’aurore, pour colorer les lavis irisés du jour. De potron minet, le mois de Mai laisse s’envoler les couleurs opalescentes  de l’aurore. L’art de l’aube.

 Selon les Grecs, Hélios qui voit tout sur la terre incendie  les reliefs et pourpre cet Eden d’instants. Dans les lueurs du matin, il y  a quelque chose d’indéfini.

               Ce que l’aube produit à l’infini n’a lieu qu’une fois.

                                                                  J.C Terny

                                                                                           24 Mai 2012

                                                                                                         

                                                                                                          

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samya | Réponse 29.10.2015 17.42

c est magnifique!!

sugier Isabelle | Réponse 10.01.2014 11.25

La nature est un beau support de méditation , merci de nous le rappeler.
Merçi à vous pour le petit mot , laissé sur mon site. (sophrologie-isabellesugier )

veronique | Réponse 28.12.2013 10.00

Nous attendons impatiemment la parution de l'edition 2013! Pb d'impression?

Le DID | Réponse 26.12.2013 09.59

Oups!! je suis pas réveillé ce matin!! j'avais pas vu le sommaire sur le coté!!
beau travail!!!

Véronique | Réponse 09.02.2013 14.45

Y'en a qui peuvent aller se rhabiller devant tous ces beaux poèmes, dessins et photos! Allez consulter l'actualité du site et les blogs du Mt Blanc et du désert

TERNY BILLY Véronique | Réponse 29.01.2013 18.29

Grâce à l'avant gout aperçu sur le site, j'attends avec impatience mon livre édition 2012/2013! Bravo l'artiste.
Bisous. Véro

terny stanislas | Réponse 21.11.2012 09.20

superbe, rien a redire

Amandine de Tours | Réponse 12.05.2012 17.37

magnifique ,musique agréable,tres beau site,un plaisir vraiment à partager..au plaisir de voir de nouveaux diaporamas..BRAVO

lucienne | Réponse 11.05.2012 08.49

bonjour,beauté absolue,on s'y croirait ,un régal pour les yeux,et reposant ces chants d'oiseaux bravo monsieur Terny continuez,ravissez nous au plaisir

Pascalou | Réponse 14.04.2012 20.51

Bravo à mon photographe et papi préféré. C'est super ce site : des belles photos, des belles musiques bien adaptées. Vraiment une grande réussite. Gros bisous.

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Commentaires

02.09 | 09:45

Quelle belle journée en compagnie du crabier chevelu!
Belle vue aérienne sur les 1000 étangs de la Brenne...
Chapeau l'artiste

...
15.07 | 16:02

Sublimes photos

...
06.06 | 20:40

Quel œil! Bravo!

...
06.06 | 20:37

JOLI LIVRE 2 DE LA NATURE A FEUILLETER
J'en veux encore...Superbe

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